Photocopieur écologique : ce qui compte vraiment, et ce qui n'est que de l'affichage
La question revient régulièrement dans les appels d'offres et les démarches RSE. Voici ce qui pèse réellement sur l'empreinte d'un copieur, dans l'ordre.
En brefCe qui pèse le plus sur l'empreinte d'un copieur n'est pas sa consommation électrique mais sa durée de vie. D'où le reconditionné, la réparabilité et les réglages par défaut.
Le point de départ : la fabrication pèse plus lourd que l'usage
C'est le contre-sens le plus fréquent. Quand une entreprise nous demande un « photocopieur écologique », elle pense presque toujours consommation électrique. C'est une préoccupation légitime, mais ce n'est pas là que se joue l'essentiel.
Un multifonction professionnel, c'est une trentaine de kilos de tôle, d'électronique, de moteurs, de rouleaux et de plastiques techniques. L'énergie et les matières mobilisées pour le fabriquer et l'acheminer représentent une part très importante de son empreinte totale — bien davantage que ce qu'il consommera branché dans un couloir pendant cinq ans, d'autant qu'un copieur passe la majorité de son temps en veille.
La conséquence est simple et un peu contre-intuitive : la meilleure chose à faire pour une machine, c'est de la garder longtemps. Un copieur remplacé au bout de trois ans parce qu'un contrat arrivait à échéance coûte plus cher à la planète qu'un copieur un peu moins récent qui tourne huit ans.
Levier n° 1 : le reconditionné
C'est, de loin, le geste qui a le plus d'effet. Une machine reconditionnée, c'est une machine dont la fabrication est déjà amortie et à laquelle on donne une seconde vie complète.
Concrètement, sur notre parc reconditionné : la machine est démontée, nettoyée, les pièces d'usure sont remplacées, les compteurs et les réglages sont remis à zéro, et elle repart avec un contrat d'entretien identique à celui d'une machine neuve. Ce sont souvent des modèles de milieu ou de haut de gamme qui reviennent de fin de contrat chez une entreprise qui imprimait peu — donc des machines robustes, largement sous-utilisées.
Le compromis est honnête à énoncer : vous n'aurez pas les toutes dernières fonctions d'écran ni les intégrations cloud les plus récentes. Pour un cabinet, une PME ou une collectivité qui imprime des documents et scanne des dossiers, ça ne change rien au quotidien. Pour une structure qui veut piloter ses impressions depuis une plateforme cloud, le neuf se justifie.
Levier n° 2 : la conception de la machine
À usage égal, toutes les machines ne se valent pas sur la durée. Le point qui fait vraiment la différence, c'est la façon dont le constructeur a pensé les consommables.
Sur beaucoup d'imprimantes, la cartouche contient le toner et le tambour et le développeur : à chaque changement de toner, on jette des pièces qui fonctionnent encore. Kyocera a bâti sa gamme ECOSYS — l'acronyme signifie ÉCOnomie, ÉCOlogie et SYStème d'impression — sur le principe inverse depuis 1992 : le tambour est en céramique (silicium amorphe), donné pour une durée de vie sensiblement plus longue qu'un tambour plastique classique, et le seul consommable à remplacer est le toner. Sur certaines imprimantes A4 de la gamme, la durée de vie annoncée atteint le million de pages.
Moins de pièces jetées, moins d'interventions, moins de transport de consommables : l'effet se cumule sur toute la durée du contrat. Et il se lit aussi sur la facture, ce qui ne gâche rien.
Les gammes A3 renouvelées en juin 2025 ajoutent un point utile pour les démarches RSE : l'écran affiche en temps réel la consommation d'énergie et les émissions de CO₂ associées. C'est un chiffre qu'on peut sortir pour un bilan, sans avoir à l'estimer à la louche.
Levier n° 3 : les réglages, qui ne coûtent rien
C'est la partie que personne ne vend et qui, dans les faits, économise le plus de papier. Trois réglages suffisent, et nous les mettons en place à l'installation :
- Le recto-verso et le noir et blanc par défaut. Le pilote d'impression garde ce choix pour tout le monde. Ceux qui ont besoin de couleur ou de recto simple le demandent explicitement. Sur un parc de bureau, ce seul réglage change nettement le volume papier.
- L'impression à la demande. Le document ne sort que lorsque la personne est devant la machine et s'identifie, par code ou par badge. Tout ce qui a été lancé par erreur, en double, ou oublié dans le bac ne s'imprime jamais. C'est souvent la meilleure surprise d'un parc bien réglé.
- La bonne taille de machine. Une A3 couleur 45 pages/minute installée pour un service qui imprime 800 pages par mois, c'est une machine surdimensionnée qu'on paye, qu'on entretient et qu'on transporte pour rien. Nous préférons perdre une vente de gamme supérieure que d'installer une machine deux fois trop grosse.
Et les toners usagés ?
Ils ne vont pas à la poubelle. Kyocera opère un programme de reprise des toners d'origine, et nous récupérons les cartouches vides lors de nos passages. Si vous avez un stock de toners usagés qui traîne dans un placard depuis des années, dites-le nous : on les embarque à la prochaine intervention.
Ce que ça donne en pratique
Pour une PME du Rhône qui nous appelle avec une démarche RSE en cours, la réponse la plus honnête tient en trois points : une machine reconditionnée correctement dimensionnée, un contrat qui couvre les pièces pour qu'elle soit réparée plutôt que remplacée, et les réglages par défaut posés dès le premier jour. Le reste — les labels, les argumentaires, les brochures vertes — vient après.
C'est aussi pour cette raison que nous nous engageons sur une intervention sur site au plus tard dans la journée avec prêt de machine si besoin : une machine qu'on répare vite est une machine qu'on ne remplace pas.
Questions fréquentes
Un photocopieur reconditionné est-il fiable ?
Oui, à condition qu'il soit reconditionné sérieusement et couvert par un contrat. Les machines que nous reprenons sont démontées, nettoyées, leurs pièces d'usure remplacées et leurs compteurs remis à zéro. Elles repartent avec le même contrat d'entretien qu'une machine neuve — même engagement d'intervention, mêmes pièces incluses. La différence porte sur les fonctions les plus récentes, pas sur la fiabilité.
Combien coûte un photocopieur reconditionné par rapport au neuf ?
L'écart dépend du modèle et du volume, mais il est réel et se retrouve directement sur le loyer mensuel. Le plus simple est de nous donner votre volume mensuel et vos formats : nous vous chiffrons les deux options côte à côte, vous tranchez.
Le recto-verso par défaut, ça se force vraiment sur tous les postes ?
Oui. Le réglage se pose au niveau du pilote d'impression déployé sur les postes, pas poste par poste à la main. Chaque utilisateur peut toujours passer en recto simple ou en couleur pour un document précis, il doit simplement le demander explicitement.
L'impression à la demande par badge, c'est compliqué à mettre en place ?
Moins qu'on ne le croit. Sur les machines récentes la fonction est intégrée : il faut définir les utilisateurs et distribuer des codes ou des badges. Comptez une demi-journée sur un parc de taille moyenne, formation des utilisateurs comprise.
Que deviennent les toners usagés ?
Nous les récupérons lors de nos interventions et ils rejoignent le circuit de reprise du constructeur. Rien ne part à la poubelle. Si vous avez un stock ancien, signalez-le nous, nous l'emportons au prochain passage.
Un devis, sous 24 heures ouvrées
Dites-nous combien de personnes impriment, quel volume mensuel et si vous avez besoin de la couleur ou du A3. Nous revenons vers vous avec une proposition chiffrée, sans engagement.